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Bien se nourrir au féminin

Bien se nourrir au féminin
Certaines jeunes femmes ne couvrent pas leurs besoins en énergie, vitamines, minéraux... Ces déficiences peuvent avoir des conséquences graves. Lorsque l’on souhaite un enfant, un manque d’acide folique en période de conception peut entraîner des malformations du foetus.
Cette brochure est destinée à l’ensemble des femmes en âge d’avoir un enfant. Ces recommandations alimentaires sont le résultat d’une étude scientifique. En les suivant, les femmes assureront leurs besoins en acide folique, mais aussi en calcium, iode et fer.

Comment se définit un cas probable de Dengue ?

4.2. Comment se définit un cas probable de Dengue ?
Un cas probable de dengue classique est :
· soit un cas suspect de Dengue présentant au moins deux des critères clinico biologiques suivants :
1- Rash cutané
2- Manifestations hémorragiques mineures
3- Thrombocytopénie (PL< 100 000/mm3)
4- Taux de CRP < 30mg/l
· soit un cas suspect de Dengue survenu en période d’épidémie. 
Un cas certain est un cas suspect ou probable de Dengue confirmé biologiquement par :
· soit la mise en évidence d’IgM spécifiques sur un seul sérum par immunocapture (MAC-ELISA) ;
· soit par l’identification du virus de la Dengue sur un sérum par culture ou par PCR (J0 à J5 seulement après apparition des symptômes) ;
· soit une ascension significative des titres d’IgG spécifiques (> x 4) sur une paire de sérums prélevée à au moins 15 jours d’intervalle.

Comment se définit un cas suspect de Dengue classique ?

4.1. Comment se définit un cas suspect de Dengue classique ?
Un cas suspect de dengue classique est défini par l’association au minimum
- d’une fièvre élevée (³38°5) de début brutal évoluant depuis moins de 10 jours ;
- d’un syndrome algique : céphalées +/-, arthralgies +/-, myalgies +/-, lombalgies,
- et de l’absence de tout point d’appel infectieux.

Quels sont les principaux moyens mis en oeuvre pour lutter contre la dengue en Guyane ?

3.20. Quels sont les principaux moyens mis en oeuvre pour lutter contre la dengue en Guyane ?
Afin de renforcer les actions conduites localement par la DSDS et le SDD (Service Départemental de Démoustication) de Guyane, il existe une importante mobilisation de l'État, ainsi qu'en témoignent les multiples et récents déplacements en Guyane du Ministre chargé de la santé, et d'autres acteurs nationaux impliqués sur cette épidémie. Parmi les nombreuses mesures prises, on peut citer :
- Amélioration de la veille et du circuit de signalement,
- Campagne d'information et de sensibilisation des élus, du public, des professionnels de santé,
- Mise en oeuvre du PSAGE dengue,
- Importation de moustiquaires imprégnées à la fabrication (pour nourrissons, femmes enceintes et malades alités, … et siestes),
- Renforcement des capacités hospitalières.

Quels sont les services de lutte anti-vectorielle en Guyane ?

3.19. Quels sont les services de lutte anti-vectorielle en Guyane ?
Le Service Départemental de Démoustication du Conseil Général est chargé de suivre les gîtes larvaires potentiels, d'intervenir en cas d'alerte, soit en individuel, soit sur des quartiers avec plusieurs cas signalés, d'évaluer l'impact des actions menées.

Faut-il déclarer les cas de dengue et les gîtes à moustiques ?

3.18. Faut-il déclarer les cas de dengue et les gîtes à moustiques ? A quel organisme s’adresser ?
Les cas suspects de dengue sont déclarés à la DSDS par un réseau de 19 médecins sentinelles en Guyane, par les principaux Centres de santé, ainsi que par les services d'urgence des 3 établissements de santé.
Les cas confirmés sont déclarés à la DSDS par les responsables des laboratoires.

Vous-vous posez encore des questions ? Comment obtenir plus d’informations ?

3.17. Vous-vous posez encore des questions ? Comment obtenir plus d’informations ?
Sur la maladie, auprès de la Direction de la Santé et du Développement Social de Guyane (DSDS).
Sur les moustiques et les gîtes, auprès du Service Départemental de Démoustication Conseil Général (SDD).
Préfecture de Guyane :
http://www.guyane.pref.gouv.fr/actualite/communique/2006/veill_sani.htm
Site du Ministère de la santé :
http://www.sante.gouv.fr/htm/pointsur/voyageurs/dengue.htm
Site de l’InVS : http://www.invs.sante.fr
Site de l’Afssaps : http://afssaps.sante.fr
Site de l’IRD : http://www.ird.fr
Site de l’EID : http://www.eid-med.org/fr/accueil/une.htm
Site de l’OMS : http://www.who.int/fr
Site de l’URML : http://www.sante-guyane.org/accueil.php

Comment est organisée la lutte anti-Aedes en Guyane ?

3.16. Comment est organisée la lutte anti-Aedes en Guyane ?
L’Institut Pasteur et le Conseil Général testent régulièrement l'efficacité des insecticides sur le vecteur, suivent et isolent les sérotypes de virus en circulation.
Les médecins et biologistes de Guyane forment un réseau pour le signalement des cas
de dengue.
La cellule de veille sanitaire de la Direction de la Santé et du Développement Social (DSDS), aidée de l'antenne guyanaise de la Cellule Inter-Régionale d'Épidémiologie Antilles Guyane, assure la centralisation des signalements de dengue, et est responsable de l'élaboration d'un plan de veille d'alerte et de gestion des épidémies de dengue (PSAGE).
Le Service Départemental de Démoustication (SDD) du Conseil Général est chargé de suivre les gîtes larvaires potentiels, d'intervenir en cas d'alerte, soit en individuel, soit sur des quartiers avec plusieurs cas signalés, d'évaluer l'impact des actions menées.

Comment éviter l’exportation de la maladie ?

3.15. Comment éviter l’exportation de la maladie ?
Les voyageurs se rendant dans les pays concernés, et notamment en Guyane, doivent prendre des mesures individuelles de protection durant les heures d’activités des insectes vecteurs, en l’occurrence durant la journée (mais également durant la nuit, en commune de l’intérieur, quand coexiste un risque de transmission du paludisme). En cas d’apparition d’une maladie fébrile pendant et dans les 7 jours suivant le retour d’un séjour, ils doivent consulter un médecin au plus tôt.

Vous n’avez pas la dengue. Comment vous protéger ?

3.14. Vous n’avez pas la dengue. Comment vous protéger ?
Supprimer les eaux stagnantes dans ou à proximité du domicile et du lieu de travail, éviter la prolifération des vecteurs en éliminant régulièrement tous les lieux de reproduction des moustiques qui se trouvent à l’extérieur et à l’intérieur des maisons et des lieux de travail.
Se protéger individuellement contre les piqûres de moustiques (utilisation de moustiquaires de préférence imprégnées à la fabrication, port de vêtements longs et utilisation éventuelle de répulsifs et de produits insecticides en fonction de l’âge.

Vous avez la dengue. Comment protéger ceux qui vous entourent ?

3.13. Vous avez la dengue. Comment protéger ceux qui vous entourent ?
Vous avez de la fièvre, vous avez des courbatures, vous êtes fatigué : ce sont les symptômes possibles d’une dengue. En général, ces symptômes durent de 4 à 5 jours. Pendant cette période, si un moustique vous pique, il transmettra la dengue à tous ceux qu’il piquera après vous. Pendant les 5 premiers jours de la dengue, il faut éviter de se faire piquer par ce moustique : utiliser des anti-moustiques ou rester, dans la mesure du possible sous une moustiquaire, de préférence imprégnée à la fabrication.

Point sur les insecticides

3.12. Point sur les insecticides
On utilise actuellement des dérivés de pyréthrinoïdes (deltaméthrine, perméthrine), ou de l’étofenprox :
- pour imprégner les vêtements. On procède par pulvérisation (spray) ou par trempage. On peut se procurer en pharmacie et dans les magasins spécialisés des flacons vaporisateurs de perméthrine ou d'étofenprox. La pulvérisation se fait sur les parties externes des vêtements. Le traitement permanent des fibres textiles avec des pyréthrinoïdes se développe. Il assure une protection efficace pendant 2 mois et résiste à plusieurs lavages. On trouve sur le marché des textiles traités à la perméthrine pour la confection de vêtements.
- pour imprégner la moustiquaire installée au dessus du lit avec des pyréthrinoïdes (deltaméthrine, perméthrine). La moustiquaire imprégnée assure la meilleure protection contre les piqûres de moustiques nocturnes. Elle doit être en bon état et utilisée correctement (soit bordée sous le matelas, soit touchant le sol). On peut se procurer des moustiquaires déjà imprégnées en pharmacie ou dans des magasins spécialisés ou les imprégner soi-même avec des kits d'imprégnation disponibles en pharmacie ; la rémanence du produit est de 6 mois. A noter qu'il existe maintenant en Guyane, des moustiquaires imprégnées à longue durée d'efficacité, imprégnées à la fabrication, résistantes à une vingtaine de lavages successifs.
- en diffuseur électrique avec tablette ou flacon de liquide, le soir dans les chambres (penser à l'adaptateur de prises de courant)... A l'extérieur, on peut utiliser des spirales fumigènes. Le fait d'utiliser la climatisation réduit l'agressivité des moustiques mais ne les empêche pas de piquer.

Comment protéger les femmes enceintes et allaitantes ?

3.11. Comment protéger les femmes enceintes et allaitantes ?
Il est recommandé de porter des vêtements couvrants imprégnés d’insecticides et de protéger les parties découvertes du corps avec un répulsif cutané. L’IR3535 (20 à 35 %) a été préféré à tout autre produit en raison de son meilleur profil en termes d’innocuité dans cette catégorie de population.
Les autres répulsifs ont été écartés par précaution car ne disposant pas d’études spécifiques chez la femme enceinte (excepté le DEET qui a fait l’objet d’une étude chez la femme enceinte aux cours des 2ème et 3ème trimestres de grossesse).

Comment protéger les nourrissons et les enfants ?

3.10. Comment protéger les nourrissons et les enfants ?
L’emploi de moustiquaires de berceau, de préférence imprégnées à la fabrication d’insecticides pyréthrinoïdes (perméthrine, deltaméthrine), est le moyen prioritaire de protection efficace chez les jeunes enfants. Ces produits sont d’une grande efficacité d’emploi et de longue durée d’action. En dehors des périodes de séjour au berceau, la protection par le port de vêtements couvrants imprégnés de pyréthrinoïdes constitue une alternative.
Pour les nouveau-nés et nourrissons en dessous de 30 mois, en raison de l’immaturité de la barrière hémato-encéphalique et du système enzymatique et/ou de l’absence de données de sécurité chez l’animal juvénile, l’Afssaps, par précaution, ne recommande aucun produit répulsif.
Cependant, le Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France considère que devant le risque de contracter une maladie grave, que ce soit dans un contexte épidémique ou
pour un séjour de courte durée, aucun moyen de protection vis à vis des piqûres de moustiques ne doit être négligé pour les enfants de moins de 30 mois et que l’utilisation des répulsifs cutanés ne peut être totalement exclue. Ainsi, à l’instar des recommandations émises aux USA par les « Centers for diseases control and prevention », des produits à base de DEET peuvent être utilisés dès l’âge de 2 mois, à condition de ne pas dépasser certaines concentrations (30 %) et de respecter les contre-indications et les précautions d’emploi.

Point sur les répulsifs cutanés

3.9. Point sur les répulsifs cutanés
Les répulsifs cutanés contiennent une substance active qui éloigne les insectes sans toutefois les tuer. L'application du produit doit se faire sur toutes les parties découvertes du corps, visage compris, ainsi que sur les parties pouvant se trouver découvertes à l'occasion de mouvements. La durée de la protection se situe alors aux alentours de 6 à 8 heures (application 3 fois par jour) : elle dépend principalement de la concentration de la substance active. L’application du produit sera renouvelée plus fréquemment en fonction de la transpiration ou des bains et des douches. L’utilisation de crèmes solaires (antiUV) diminue l’efficacité de protection des répulsifs.
Ces produits peuvent être toxiques s’ils sont ingérés. Des précautions d’emploi sont à
respecter :
- Pas plus de 3 applications/ jour,
- Éviter le contact avec les yeux et les muqueuses,
- Ne pas appliquer sur les lésions cutanées étendues,
- Ne pas appliquer en cas d’antécédents d’allergie cutanée,
- Ne pas appliquer sur le visage et les mains des jeunes enfants (risque d’ingestion).
Plusieurs substances actives sont recommandées actuellement par l’Afssaps pour leur efficacité sur les vecteurs de la dengue :
· Citriodiol (p-menthane 3,8-diol) : (30 à 50 %) à partir de 30 mois sauf si antécédents de convulsions.
· D.E.E.T (diéthyltoluamide) : 20 à 35 % de 30 mois à 12 ans sauf si antécédents de convulsions et 30 à 50 % pour les personnes de plus de 12 ans. Éviter le contact du DEET avec les plastiques, vernis, verres de montres et lunettes.
Attention, le DEET diminue l’efficacité des crèmes solaires (environ 1/3),
· IR3535 (N-butyl-N-acétyl-3-éthylaminopropionate) : 20 à 35 % à partir de 30 mois Des concentrations inférieures en substances actives impliquent une efficacité de plus courte durée.
Des précautions d’emploi sont à respecter chez la femme enceinte et l’enfant de moins de 30 mois (voir plus bas).
Les répulsifs peuvent également être appliqués sur des tissus. Le répulsif est absorbé dans les fibres des tissus et s’évapore progressivement augmentant ainsi sa rémanence. Cette technique offre des avantages en termes de persistance, de coût et de sécurité d’emploi (le contact avec la peau est fortement réduit par rapport à une application cutanée).
Pour toute réponse aux questions d’utilisation, il convient de prendre conseil auprès d’un médecin ou d’un pharmacien.

Comment se protéger des piqûres de moustique ?

3.8. Comment se protéger des piqûres de moustique ?
Pour éviter d’être piqué et empêcher la maladie de se propager, il faut utiliser des protections appropriées à chaque cas.
La protection individuelle passe par l’utilisation de moyens de protection physiques et éventuellement chimiques :
- Porter (si possible) des vêtements longs de couleur claire, et protéger les pieds et chevilles ;
- Utiliser les moustiquaires de lit ou de hamac (de préférence imprégnées à la fabrication) qui protègent efficacement contre les piqûres de moustiques. 
Cependant, pour le principal moustique responsable de la dengue (Aedes aegypti), agressif principalement de jour, leur emploi est recommandé lors des siestes et pour protéger les nourrissons ;
- Utiliser une ventilation par brasseur d’air ou climatisation ;
- Appliquer des répulsifs sur la peau. Imprégner les vêtements par des insecticides à base de pyréthrinoïdes ou des répulsifs ;
- Imprégner les vêtements par des insecticides à base de pyréthrinoïdes ou des répulsifs.

Les pneus d’appontement présentent-il un risque ?

3.7. Les pneus d’appontement présentent-il un risque ?
Les pneus servant aux appontements des bateaux peuvent êtres des gîtes larvaires potentiels et devraient être percés, c’est pourquoi, les structures portuaires sont régulièrement contrôlées par le Service Départemental de Démoustication du Conseil Général de la Guyane.

Comment peut-on protéger efficacement un réservoir d’eau à usage domestique ?

3.6. Comment peut-on protéger efficacement un réservoir d’eau à usage domestique ?
Toute réserve d’eau doit être protégée hermétiquement :
- bien couvrir les jarres avec un couvercle plat,
- les récipients de plus grande capacité, servant à recueillir l’eau de pluie doivent être recouverts d’un tamis amovible à mailles fines,
- l’usage de tôle ondulée, comme couverture d’une réserve d’eau est à proscrire car le moustique peut facilement accéder à la surface de l’eau.
L’eau des puits, limpide, fraîche et ombragée, constitue un gîte larvaire idéal pour l’Aedes aegypti. Les puits désaffectés doivent être comblés avec de la terre.
Il est recommandé de lâcher des poissons larvivores (ex : tilapia, guppys…) dans les puits toujours en service.

Plutôt que de vider les récipients pourquoi ne pas mettre des produits insecticides dans les gîtes larvaires ?

3.5. Plutôt que de vider les récipients pourquoi ne pas mettre des produits insecticides dans les gîtes larvaires ?
C’est plus cher et l’opération est à répéter très souvent. Par ailleurs, les produits insecticides peuvent être dangereux et à l’origine d’intoxication notamment pour les jeunes enfants.

Avec quelle fréquence faut-il surveiller les gîtes larvaires ?

3.4. Avec quelle fréquence faut-il surveiller les gîtes larvaires ?
Pour surveiller l’apparition éventuelle de gîtes potentiels ou de stagnation d’eau, il est nécessaire de faire le tour de sa maison, de son lieu de travail et de son jardin régulièrement, au moins deux fois par semaine.